Battements douloureux

Battements douloureux

Organe qui n'est ni bois, ni pierre,
tu ne sais rester insensible,
ça m'ôterai bien des misères,
si tu devenais impassible !

Comment remettre ce c½ur à l'aise,
cesser ses larmes à chaque pause,
affronter mes pas qui me pèsent,
sur les chemins devenus morose !

Assoiffé de colère, encore tu restes sage,
en silence tu souffres sans mot ne dire,
malgré tout encore tu partages,
le meilleur de toi sans même les médire !

Chaque jour j'entends ce long cri désolé,
qui résonne esseulé du mal qui t'ennuie,
ses battements lents ne cessent de clamer,
cette douleur que tu caches, que tu enfouis !

jessye

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:27

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 07:04

Sache que quand ...

Sache que quand ...

Quand viendront les intempéries,
qui s'accompagneront des jours d'ennuis,
à la porte frappera la douleur,
qui mènera les maux du coeur,
Sache que moi je veillerai sur toi,
n'ai jamais aucun doute sur cela !

Puis quand surgiront les blessures,
du temps qui passe et de l'usure,
c'est la tendresse qui se blessera,
quand aussi le coeur, lui saignera,
Sache que je serais toujours là pour toi,
pour transformer toutes larmes en joies !

Quand les jours se ressembleront,
laissant entrer l'hiver dans la maison,
ils terniront nos sentiments,
sans saveurs et sans conditionnement,
Sache que je m'arrêterai pas de t'aimer,
c'est une promesse que je te fais !

je prendrais tout, le pire et le meilleur,
je prends les rires aussi les pleurs,
les mots du coeur deviendront merveilleux,
puisque l'amour s'appelle nous deux,
Sache que je ...
t'aime.

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 13:08

Lettre à mes petits

Lettre à mes petits

Il est dur pour maman de vivre si loin de vous,
de ne vous retrouver qu'aux vacances scolaires,
de ne voir grandir mes petits bouts de choux,
de ne plus avoir le nez dans vos affaires !

Il est dur pour une mère de ne pas être choisie,
par la chair de sa chair portée pendant sept mois,
l'amour de votre père vous a porté vers lui,
mon amour se questionne encore de pourquoi !

Il est dur mes trésors de ne pas lui en vouloir,
de penser qu'acheter c'est bien souvent gagner,
que l'argent donne beaucoup trop de pouvoir,
malgré tout ce qu'aimer peut vouloir signifier !

Il est dur ce départ pour une autre destinée,
de nous voir si peu n'aidera pas nos adieux,
et nos tendres moments qu'on aura rattrapé,
s'effaceront trop vite, noieront encore nos yeux !

Il est dur mais si bon de se sentir aimer,
je vous aime mes enfants, vous me le rendez bien,
le temps passe mes petits et vous vous grandissez,
vous rapprochant ainsi du maternel lien !

jessye

# Posté le lundi 31 août 2009 05:13

Le don de soi

Le don de soi

Si tu vois ton prochain ne pas se relever,
tel l'oiseau blessé par son aile froissé,
secoue lui la seconde afin qu'il fasse l'effort,
d'ouvrir cette deuxième pour reprendre son essor !

On a tous en soit un bien merveilleux don,
celui qui du c½ur vient, cette douce compassion,
saches que si tu tends de ton être, une main,
c'est comme nourrir celui qui se mourait de faim !

Ainsi quand mes jours deviennent nuits trop sombres,
je pense à celui qui vit dans ses décombres,
je veux aider ces autres qui tristes dans leurs vies,
ne trouvent plus de routes au travers des soucis !

Choisir les bonnes paroles pour bercer sa douleur,
de mes crayons pastel recolorer son c½ur,
le laisser peindre sur moi, le noir de sa tourmente,
pour que sur sa toile blanche, la peine soit l'absente !

Je veux offrir ce don comme on donne un verre d'eau,
à celui qui a soif même un peu, même trop,
de la gracieuse source qui coule sans se tarir,
qui en échange ne veut que leurs gracieux sourires !

Je ne suis pas une reine, ni fée ou bien déesse,
je suis comme chacun j'ai aussi mes faiblesses,
les supportes aussi comme autrui et sans fiel,
comme une fleur, j'espère, la tendresse du ciel !

jessye

# Posté le dimanche 30 août 2009 02:16

Le revers de la medaille

Le revers de la medaille

Je garde souvent les mots à l'orée de ma bouche,
ils sont là à cran comme une lancée de couteaux,
qui meurtrirait d'un coup tes paroles qui touchent,
d'un vocabulaire malsain qui blesse encore mes maux !

Mais mes yeux parlent de même, ils sont le miroir,
de mon âme enragée devant ton ciel d'outrage,
je préfère me taire que de m'apercevoir,
la bassesse de ton être, ô toi qui te crois sage !

Deux années ont passé, tu m'as pris le plus cher,
en les achetant tu riais de victoire,
crois-moi, tu n'es qu'indigne père,
puisqu'encore aujourd'hui la guerre est ta gloire !

Dans ce monde il est des choses indigestes,
quand le vide arrivera tu sentiras la glace,
une solitude froide causée par tout tes gestes,
parce qu'un enfant jamais sa mère ne remplace !

Jessye



# Posté le dimanche 14 juin 2009 05:06