Organe qui n'est ni bois, ni pierre,
tu ne sais rester insensible,
ça m'ôterai bien des misères,
si tu devenais impassible !
Comment remettre ce c½ur à l'aise,
cesser ses larmes à chaque pause,
affronter mes pas qui me pèsent,
sur les chemins devenus morose !
Assoiffé de colère, encore tu restes sage,
en silence tu souffres sans mot ne dire,
malgré tout encore tu partages,
le meilleur de toi sans même les médire !
Chaque jour j'entends ce long cri désolé,
qui résonne esseulé du mal qui t'ennuie,
ses battements lents ne cessent de clamer,
cette douleur que tu caches, que tu enfouis !
jessye


